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« Il ne faut pas hésiter à s’affirmer », Dorra Bartaguiz, développeuse .Net

Développeuse depuis plus de 10 ans, Dorra Bartaguiz a intégré Arolla, cabinet de conseil en développement logiciel, en 2016. Elle y travaille sur des projets pour des clients, donne des formations en école et fait du coaching… Portrait d’une développeuse aux journées bien remplies !

Peux-tu présenter ton parcours ?

Je suis ingénieure en informatique et développeuse pour tout ce qui est technologies Microsoft. J’ai fait une école d’informatique et un master de recherche, mais j’ai décidé de ne pas continuer la recherche car j’étais passionnée par le développement. J’ai commencé à travailler en 2008 avec deux postes successifs dans de grosses SSII. Après huit ans, j’ai voulu voir autre chose, tout allait bien, mais j’avais envie de changer. Pendant une mission pour un client, j’ai rencontré une personne d’Arolla qui m’a parlé de l’entreprise et je me suis dit que ce serait l’occasion d’intégrer une plus petite structure.

A quoi ressemble ton quotidien professionnel ?

Notre métier consiste à aider nos clients, à leur simplifier la vie. En général, ils ont un besoin ou un process manuel, et l’idée est de l’automatiser pour leur permettre de gagner du temps. Il y a deux approches possibles : laisser le client nous dire ce qu’il veut et lui proposer des solutions, ou faire des ateliers de type « vis ma vie », où l’on assiste à une journée avec les utilisateurs pour voir leur quotidien et comment ils se servent des applications. A partir de là, on peut leur dire ce qu’il est possible d’automatiser. Par exemple, nous avons travaillé sur une application pour des trésoriers d’une banque qui gérait la balance, les assets et liabilities, qui pouvait les aider à la prise de décision et produire des comptes-rendus.

Beaucoup de nos clients travaillent en méthode Agile. Il y a un product owner qui gère le backlog du produit, cherche l’information auprès des utilisateurs, essaie de définir le besoin et rédige des user stories. Derrière, nous allons déterminer la complexité et définir des priorisations en travaillant avec le product owner. C’est un travail très collaboratif.

Tu fais aussi du coaching en développement…

Oui, et il y en a plusieurs types. Récemment, un client nous a demandé une demi-journée toutes les deux semaines avec des katas, de petits exercices qui visent à s’améliorer en termes de développement, à acquérir de bonnes pratiques, à avoir un code lisible et propre, et surtout facile à maintenir plus tard. Ce sont des choses que l’on n’apprend pas forcément à l’école, qui viennent avec l’expérience, et qu’il est important de partager.

Je fais aussi du coaching en immersion sur la semaine, soit en pair programming avec les développeurs, c’est-à-dire que je reste avec un développeur toute la journée et nous développons ensemble pour que je puisse lui présenter les bonnes pratiques au fur et à mesure, soit avec des katas indépendants du projet en cours qui permettent de gagner en confiance avant d’appliquer les techniques sur le projet.

Rencontres-tu des obstacles en tant que femme dans un milieu masculin ?

Quand j’ai commencé, je me retrouvais généralement la seule développeuse dans une équipe, mais cela a évolué. Nous sommes souvent plusieurs à présent… Et je prends toujours plaisir à rappeler qu’à la base, la première développeuse était une femme et que c’est donc historiquement un métier féminin ! Cela dit, cela reste un milieu majoritairement masculin et il y a encore des réflexions du type « Tu codes comme un homme »… Il faut parfois faire de la pédagogie. Mais souvent, même s’il y a des réticences au début, on arrive vite à être jugée sur ses capacités et être une femme ne m’a jamais empêché d’avoir des responsabilités.

As-tu des conseils à donner aux femmes qui voudraient se lancer dans le secteur ?

Il ne faut pas hésiter à s’affirmer, à répliquer, tout en restant évidemment professionnelle ! Du moment qu’on arrive à s’imposer et à dire ce qu’on pense, tout se passe bien. Mais ce n’est pas seulement une question de genre. J’ai vu beaucoup de mes collègues, hommes ou femmes, stagner parce qu’ils étaient timides. Quand je donne des cours en école, je conseille à ceux qui ont des difficultés pour s’exprimer de faire des exercices, de parler devant des proches, de prendre des cours de théâtre, puis de commencer à parler devant deux ou trois collègues, et ensuite de prendre la parole en réunion… On s’améliore ainsi petit à petit et on apprend à s’affirmer.

Propos recueillis par Séverine Dégallaix

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